Le débiteur qui sollicite la protection de la procédure de réorganisation judiciaire doit être de bonne foi.
L’absence de bonne foi peut être démontrée par:
- de nombreuses faillites antérieures dont le dirigeant de l’entreprise est responsable,
- les anomalies constatées dans l’extrait du registre national concernant le dirigeant de l’entreprise; par exemple la disparition du registre national du dirigeant à plusieurs reprises et pendant plusieurs années qui peut attester que le dirigeant a tenté de se soustraire à des mesures d’exécution,
- les nombreuses mesures d’exécution actuellement en cours à l’encontre de la société, tel que l’extrait du registre central des saisies peut en attester,
- le fait que les premières mesures d’exécution remontent à la création de l’entreprise,
- l’absence de fonds propres injectés dans la société par le fondateur de celle-ci,
- des prétentions mensongères du dirigeant de l’entreprise (p. ex. un brevet factice vanté par l’entreprise),
- des citations en faillite par l’ONSS ou autre créancier public.
L’octroi du bénéfice d’une procédure de réorganisation judiciaire dans ces circonstances violerait l’ordre public économique.